2000 - BD de shining chez "je bouquine"

2000 – BD de shining chez « je bouquine »

Couverture du Magazine « Je Bouquine »

Dans ce magazine, vous trouverez une adpatation dur roman « Shining« , du moins une petite partie.
Il s’agit d’un collector destiné maintenant aux fans qui auront la chance de le trouver sur une brocante.

2000 - BD de shining chez
2000 – BD de shining chez

Le Livre des Livres de Stephen King

Le Livre des Livres de Stephen King

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Daniel Conrad / Dreampress.com

Le Livre des Livres de Stephen King
Le Livre des Livres de Stephen King

Cher(e)s ami(e)s,
J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de « LE LIVRE DES LIVRES DE STEPHEN KING » que j’ai réuni avec mon complice habituel, Benoît Domis. Lourd de 380 pages, d’un format 14X20, avec une maquette de Thomas Desmond, il représente une somme sur l’auteur et l’œuvre rédigée par 64 auteurs francophones et anglo-saxons. Je vous adresse donc la liste des collaborateurs, la couverture et le sommaire en pièce jointe afin que vous puissiez en informer vos lecteurs ou transmettre aux personnes qui pourraient annoncer sa sortie. A noter que la version « Premium » est épuisée avant sortie. Tous les détails de vente sont accessibles sur la page :
http://www.dreampress.com/stephen_king.htm
Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire sur mon adresse :
ypconrad@gmail.com

Meilleurs sentiments,
Daniel Conrad
http://www.dreampress.com

64 AUTEURS INTERNATIONAUX VOUS RACONTENT STEPHEN KING…

Jean-Pierre Andrevon, Guy Astic, Chris Barsanti, Ugo Bellagamba, Laurent Bourdier, Jean-Daniel Brèque, Poppy Z. Brite, Edward Brock, Ed Bryant, P.D. Cacek, Mort Castle, Glenn Chadbourne, Michael R. Collings, Daniel Conrad, Peter Crowther, Lionel Davoust, Elton DeBiani, Stephen Dedman, Robert Devereaux, Benoît Domis, Claude Ecken, Roland Ernould, Gisèle Foucher, Richard Gavin, Ann Griffen, Richard Harland, Philippe Heurtel, Stephen Jones, Jess Kaan, Jack Ketchum, Joel Lane, Roberta Lannes, Tim Lebbon, Emmanuelle Maia, Claude Mamier, Patrick Marcel, Xavier Mauméjean, Thomas F. Monteleone, Mark Morris, Jacqueline Morse Kessler, Kim Newman, Scott Nicholson, Richard D. Nolane, Garrett Peck, Diana Price, Ken Rand, Steve Rasnic Tem, Rick Reed, Nicholas Royle, Shade Rupe, Léa Silhol, David B. Silva, Michael Marshall Smith, Jean Songe, Stephen Spignesi, Brian Stableford, Edo van Belkom, Bev Vincent, Ian Watson, John Weagly, Stanley Wiater, Sean Williams, F. Paul Wilson et Douglas E. Winter…
Lorsque les plus grands noms des littératures de l’imaginaire redeviennent des lecteurs désireux de rendre hommage à leur écrivain préféré, cela donne Le Livre des livres de Stephen King. Ils passent en revue l’intégralité des romans, recueils et meilleures novellas du Maître de Bangor. Exprimant leur admiration, proposant des éclairages personnels et inédits, analysant avec pertinence et profondeur les plus grands textes de King, ils participent à une vaste entreprise de redécouverte des talents du Dickens du XXe siècle. Indispensable pour les néophytes comme pour les connaisseurs, cet essai est une grande première qui fera date.
Inspiré par le guide des romans paru dans l’énorme « Spécial Stephen King » de la revue Ténèbres, numéro qui a obtenu le prix spécial du Grand Prix de l’Imaginaire 2001, Le Livre des livres de S. King a été réécrit à 75 % et a bénéficié de l’apport des plus grands noms du fantastique.
Prix public : 19 € TTC
ISBN : 2-84958-004-X

MICHÈLE BERNIER

L’interview de Marie Pascale Osterrieth et Michèle Bernier pour…

Vendredi 08 septembre 2006 à 18h00

Exclusivité du site stephenking999.com

Nous avons été reçu, Tony Best et moi, par Michèle Bernier et Marie Pascale Osterrieth pour la pièce Dolorès Claiborne de Stephen King qui est l’évènement théatral de la rentrée.

 

Interview exclusive du metteur en scène et de l’actrice principale de la pièce de Dolorès Claiborne pour le site http://www.stephenking999.com

MICHÈLE BERNIER
MICHÈLE BERNIER
MARIE PASCALE OSTERRIETH
MARIE PASCALE OSTERRIETH
Tony Best
Tony Best
Stephenking999
Stephenking999
Affiche de la pièce
Affiche de la pièce


 «  Je vais vous faire une petite description des lieux.
Tout d’abord j’aimerai dire que ce théâtre est magnifique. L’entrée est moquettée de rouge, il y a des costumes de Sacha Guitry et la lumière avec de vieux lustres est somptueuse. Nous avons attendu quelques minutes, l’attaché de presse très gentille, nous a même servi du coca.
Et puis, est arrivée Michèle Bernier en tenue de scène.

Alors là, les cocos, ça a jeté dans la simplicité. Elle avait ce tablier que l’on voit sur l’affiche, les cheveux en bazar et le visage marqué et fatigué. Pourtant un sourire nous a fait penser que malgré tout nous ne la dérangions pas en pleine séance de costume et de répétition : je dis chapeau la DAME.
Nous l’avons suivi dans de minuscules couloirs, avec des escaliers qui montent, descendent, puis on est arrivé à l’étage où les acteurs et d’autres personnes travaillaient. On est passé devant Serge Riaboukine, impressionnant, il doit faire un magnifique Joe St George.
Et puis on est entré dans la loge. Petite mais agréable, "mon second chez moi" comme a dit Michèle Bernier. Un lit, un coin toilette, puis des objets divers, chaises, cafetière…
Ensuite est arrivée Marie Pascale Osterrieth, que l’on ne connaissait pas, mais qui nous a fait une superbe impression.

Alors a débuté l’interview… » Stephenking999 votre webmaster.

STEPHENKING999 : Merci tout d’abord de nous recevoir. On est très contents. Il s’agit de notre première interview.

MICHÈLE BERNIER : Non, non, mais tout va bien.

TONY BEST : C’est la première fois qu’une pièce est faite à partir d’un roman de Stephen King ?

MARIE PASCALE OSTERRIETH : Non, il y a déjà eu Misery, ça a été monté à Nice, il y t quatre ou cinq ans, mais ça n’a pas marché.

MICHÈLE BERNIER : Par contre en Angleterre, ça a été un très grand succès.

STEPHENKING999 : Donc vous prenez un risque énorme ?

MARIE PASCALE OSTERRIETH et MICHÈLE BERNIER en chœur : Non, non

MARIE PASCALE OSTERRIETH : On s’était intéressé d’abord à Misery dans un premier temps, mais les droits étaient pris. Puis c’est en cherchant, en contactant les Anglais pour savoir où ça en était et c’est là qu’ils nous ont dit, mais par contre il y a Dolores Claiborne.

STEPHENKING999 : Vous avez un personnage fort. Enorme.

MICHÈLE BERNIER : Exceptionnel.

MARIE PASCALE OSTERRIETH : C’est un exercice de style extraordinaire de Stephen King. Faire 350 pages en monologue, c’est une sacrée écriture.

TONY BEST à ce moment-là nous raconte que Jessie est le pendant de Dolorès Claiborne, qu’il s’agit d’un monologue d’une femme menottée. MARIE PASCALE OSTERRIETH est très intéressée. Une idée de pièce future ?

STEPHENKING999 : Vous suivez le cheminement du livre ?

MARIE PASCALE OSTERRIETH : Oui, on fait l’interrogatoire avec Gael Thibaudeau et Dolorès qui est censé se passer dans le présent en 1983 et à chaque fois qu’elle doit raconter quelque chose de précis, elle retourne dans le passé. En fait, les autres personnages se mettent à vivre à ce moment-là. Puis lorsqu’elle a fini d’expliquer elle revient dans le présent. Pour continuer et enchaîner les événements les uns après les autres. Donc cela reste un interrogatoire contrairement au film. Moi, je trouve que l’adaptation qui a été faite par un Anglais est plus proche du roman. Ça ouvre sur un interrogatoire, ça revient régulièrement sur un interrogatoire et ça termine sur un interrogatoire. Et une petite scène, minuscule à la fin.
…Le flic ne quitte jamais la scène…
… Le devant de la scène c’est l’interrogatoire et le fond de scène, c’est les flash-back.

STEPHENKING999 : Donc vous, ( à Michèle Bernier) vous êtes devant et vous passez derrière…

MARIE PASCALE OSTERRIETH : Ce sont des bascules lumières, des éléments de décor qui arrivent…

MICHÈLE BERNIER : Moi, je fais des allers-retours entre le passé et le présent.

MARIE PASCALE OSTERRIETH : elle est la seule qui ne change pas de costume, car en fait, on est dans sa tête, c’est elle qui raconte tout le temps. Par contre les autres personnages changent de costumes.

STEPHENKING999 : Vous êtes là tout le temps.

MICHÈLE BERNIER : Oui, tout le temps.

SK 999 : Alors vous faites comment ? Le début dans les années 47 et en 1980.

MICHÈLE BERNIER : Tout bouge autour de moi. Le fond, l’arrière, musique, costumes, éclairage…

TONY BEST : La mise en scène est plus fidèle au roman.

STEPHENKING999 : Il y a trois enfants dans le roman, et sur scène.

MARIE PASCALE OSTERRIETH : Il n’y a que la fille. Elle a 14 ans, l’actrice a 24 ans, mais avec les costumes, lumière et sa façon de jouer, elle a ce côté ado.

STEPHENKING999 : Dans le film, le personnage de la fille était une adulte et son rôle était important.

MARIE PASCALE OSTERRIETH : Ils ont sûrement pensé, à juste titre, que pour le caractère émouvant, il valait mieux faire la confession à sa fille qu’à des inconnus.

STEPHENKING999 : Vous avez gardé toutes les scènes émouvantes.

MARIE PASCALE OSTERRIETH : Le roman fait 350 pages nous il en fait 90, donc évidemment il y a des choix faits, comme Véra souillée dans son lit, on a élagué.

STEPHENKING999 : Le personnage du mari est excellent, c’est une horreur même. Et dans la pièce ?

MARIE PASCALE OSTERRIETH : Il est pas mal non plus.

STEPHENKING999 : Le mari qui frappe sa femme, viole sa fille …

MICHÈLE BERNIER : Quand on sait maintenant combien de femmes meurt par jour de violence conjugale, on n’a jamais entendu autant d’histoires de pédophilie. Donc, cette pièce est d’archi, d’archi, d’archi d’actualités.

MARIE PASCALE OSTERRIETH : La force de Stephen King c’est la psychologie des personnages.

TONY BEST : Justement tout le monde s’attache à ses histoires. Ses personnages sont vrais. Il va chercher dans le détail des choses qui nous touchent.

MICHÈLE BERNIER : C’est un grand auteur pour ça.

STEPHENKING999 : Et puis il y a le personnage de Véra.

MARIE PASCALE OSTERRIETH : La pièce est axée sur trois personnages. Enfin il y a le flic qui n’existe pas dans le roman. C’est une création que l’on a faite, du moins l’adaptateur anglais, au départ ils étaient deux pour l’interroger, mais j’ai dit non ; ne faisons qu’une seule personne. On joue également sur le fait qu’il l’a interrogée vingt ans avant.

STEPHENKING999 : On se doutait aussi.

MARIE PASCALE OSTERRIETH : Oui effectivement, il y a la patronne, le mari et la fille.

STEPHENKING999 : Il y a un banquier aussi. C’est un personnage très beau. On revient dans les années 60 où la femme se présente à la banque et a vidé le compte.

MARIE PASCALE OSTERRIETH : Cela montre le peu d’indépendance financière des femmes à l’époque.

STEPHENKING999 : Il y a une phrase d’enfer.

MARIE PASCALE OSTERRIETH : « Si c’était moi qui étais venue vous demander l’argent à la place de mon mari, vous auriez appelé mon mari de suite »

STEPHENKING999 : Et j’aimerais savoir comment vous avez fait la scène du puits.

MICHÈLE BERNIER : C’est très compliqué. C’est là qu’il faut appliquer les techniques de théâtre. C’est là qu’intervient l’imagerie des spectateurs, le talent d’un éclairagiste, et d’un décorateur. De voir comment on peut rendre la chose le plus crédible possible.

MARIE PASCALE OSTERRIETH : C’est surtout faire vivre l’émotion, même si ce n’est pas toujours réel, dès qu’il y a l’émotion. C’est comme la chute de Véra en chaise roulante, il y a beaucoup de choses qui sont de l’ordre de la cascade, et l’on n’a pas de cascadeur. Nous ce qu’on cherche, c’est le choc suffisant pour que les gens aient l’impression de l’avoir vu. Ce que j’aime bien faire, c’est qu’on suggère. Au théâtre, on joue sur la surprise. Au théâtre, les gens font leur cinéma eux-mêmes. Au théâtre c’est l’ambiance que l’on crée et le jeu des comédiens qui entraînent les gens.

STEPHENKING999 : Sacré rôle de comédiens.

MICHÈLE BERNIER : Tous les comédiens sont importants. Chacun apporte quelque chose en plus. Ils ne viennent jamais pour rien, pour appuyer le propos et ils ont toujours quelque chose à défendre. On ne peut jamais dire qu’il y a des personnages secondaires. C’est ça qui fait la montée, au fur et à mesure, ça grimpe, ça grimpe dans l’histoire. Je trouve même que l’adaptation est vachement bien, car elle laisse du suspens. On avance à chaque fois d’un cran, et encore, encore. Et tout le monde se demande, mais qu’est-ce qu’elle a fait, pourquoi elle nous raconte tout ça, pourquoi elle nous parle de l’éclipse, à quoi cela va servir

MARIE PASCALE OSTERRIETH  : Quand j’ai lu le texte, je n’avais ni lu le livre, ni vu le film, j’ai lu la pièce et j’ai été accrochée. Il y avait un suspens psychologique qui m’avait sidérée. Ceux qui ne connaissent pas vont être embarqués dans un truc incroyable.

TONY BEST  : Vous pensez que les personnes qui vont voir le nom de Stephen King pensent plus à quelque chose de l’ordre de Carrie, alors que Dolorès Claiborne est une œuvre à part ?

MICHÈLE BERNIER : Stephen King est un auteur populaire, donc ça peut être attirant de savoir ce que l’on peut faire avec du Stephen King.

MARIE PASCALE OSTERRIETH : Et il surprenant également de voir le nombre de gens qui sont afficionados de Dolorès. J’en connais beaucoup. C’est soit on ne connaît pas du tout, soit les gens sont fans.

TONY BEST : On voit sur le site Stephenking999.com que l’œuvre de Stephen King est tellement diversifiée et touche à tellement de genres même à travers un seul thème qui est le fantastique. En fait personne n’aime les mêmes, chacun a son préféré, parce qu’il a réussi à toucher tout le monde sur un point ou un autre à travers toute son œuvre.

STEPHENKING999 : C’est un grand personnage de femme écrit par un homme. On se demande même s’il ne l’a pas rencontrée.

MARIE PASCALE OSTERRIETH : C’est peut-être sa mère. Il s’en est peut-être inspiré.

TONY BEST : Stephen King est quelqu’un qui prend tout ce qui l’entoure.

STEPHENKING999 : C’est une éponge.

STEPHENKING999 : Vous allez faire une tournée ? Car sur le site, on a beaucoup de gens de toutes les régions et qui ont hâte.

MARIE PASCALE OSTERRIETH : J’espère bien.

MICHÈLE BERNIER : Et on va promener Dolores dans toute la France, Suisse, Belgique…

STEPHENKING999 et TONY BEST : Et la Corse ?

MICHÈLE BERNIER : Mais la Corse, c’est la France.

MARIE PASCALE OSTERRIETH : En plus, cela devrait plaire aux corses, car cela se passe sur une île.

TONY BEST : Juste pour finir : Vous êtes fans de Stephen King ?

MARIE PASCALE OSTERRIETH : Moi je ne connais pas du tout. C’est le premier roman que j’ai lu de lui. J’ai lu un petit qui a été publié sur Internet.

TONY BEST et STEPHENKING999 : « Riding the bullet », « un tour sur le bolid ». J’ai aussi envie de lire « Jessie »

TONY BEST : La passerelle avec Dolores et l’éclipse.

MICHÈLE BERNIER : Moi, j’étais fan de Misery. J’ai adoré. Shining, etc. On le connaît plus par le cinéma que par le roman. Le fantastique, ce n’est pas trop mon truc. Je préfère les choses plus polar. Je suis un peu dans le terrestre. (Elle rigole de bon cœur)

STEPHENKING999 : Petite question d’une collègue en dehors de la pièce et pour Michèle Bernier. Avez-vous l’intention de refaire de la scène avec Mimie Mathy et…

MICHÈLE BERNIER : Isabelle de Bottom. Pour l’instant, ce n’est pas à l’ordre du jour et je ne dis pas non car on ne sait jamais ce qui peut arriver dans la vie.

TONY BEST et STEPHENKING999 : On souhaite longue vie à Dolores Claiborne.

Merci à Michèle Bernier et Marie Pascale Osterrieth  pour leur accueil.

Rendez-vous sur le site http://www.stephenking999.com

pour encore plus d’informations.

 


Stephen King entre dans le magazine "Lire"

Sept écrivains racontent leur « King »

Elfriede Jelinek, Bret Easton Ellis, Stewart O’Nan, Douglas Cowie, Maxime Chattam, Will Self et Bernard Werber témoignent de l’apport de King à la littérature.

Les écrivains n’échappent pas à la règle: comme tous les lecteurs «classiques», eux aussi sont, un jour ou l’autre, tombés dans un livre de Stephen King. Y compris ceux dont les dogmes littéraires sont très différents de l’univers du maître du fantastique. Prix Nobel de littérature en 2004, l’Autrichienne Elfriede Jelinek (La pianiste) ne cache pas avoir lu plusieurs de ses romans: «Ils m’ont assez impressionnée. Si nos univers sont très noirs tous les deux, ils n’ont toutefois pas grand-chose en commun. Mais je trouve flatteur qu’on me compare à lui.» Inconditionnel de la première heure (ou presque), Bret Easton Ellis n’a jamais caché sa profonde admiration pour son collègue du Maine et, dans ses interviews, lui a souvent rendu hommage. «Stephen King est un auteur absolument essentiel, déclare-t-il à Lire. Il aime raconter des histoires passionnantes, et il sait mieux que quiconque les rendre particulièrement prenantes. Eh oui! Lorsque vous êtes dans un de ses livres, vous voulez tourner les pages bien plus vite qu’avec d’autres livres, d’autres écrivains – parfois objectivement bien meilleurs.» Mais l’auteur d’American Psycho n’est pas le seul, dans la caste des lettres américaines, à vouer un véritable culte au roi King. Ecrivain réputé «social» très éloigné des thrillers surnaturels, Stewart O’Nan (Speed Queen, Le nom des morts) ne tarit pas d’éloges à son sujet: «Sans l’aide de personne, Stephen King a ressuscité l’histoire d’horreur sur papier. Sa capacité à fondre les intrigues classiques de l’épouvante – les vampires, la peste, le devin condamné – dans la culture américaine contemporaine en fait non seulement l’écrivain de best-sellers le plus populaire, mais le meilleur écrivain populaire tout court.»

Stephen King entre dans le magazine
Stephen King entre dans le magazine

Succès économique
Mais l’image d’ «écrivain populaire» est souvent accolée à «succès commercial», avec ses avantages et ses inconvénients. Auteur d’un premier roman autour de la culture rock (Owen Noone & Marauder) et professeur de littérature, le jeune Américain Douglas Cowie se montre à ce titre un peu sceptique: «Stephen King ne me semble pas être un écrivain essentiel. Sa plus grande qualité tient certainement dans les sommes colossales qu’il a empochées! C’est peut-être ce qui l’a forcé à fabriquer des histoires excitantes et efficaces. Il a mis sur le même plan le succès économique et le sérieux littéraire.» Point positif, «King a heureusement rapporté suffisamment d’argent à son éditeur pour permettre à des auteurs « traditionnels » d’être publiés, alors qu’ils n’auraient pas eu leur chance dans d’autres circonstances.» En particulier de jeunes écrivains. Surnommé le «Stephen King français», Maxime Chattam s’est fait un nom en signant lui aussi des histoires fantastiques et sanglantes (In tenebris, Maléfices), qui s’exportent un peu partout dans le monde. Il reconnaît volontiers sa dette envers le géniteur de Carrie: «C’est un auteur dont l’existence m’a permis de canalyser mon désir d’écriture. Ma première expérience d’apprenti-écrivain a été de transposer la nouvelle ayant inspiré Stand by me!»

Les films, avant les livres
Pour toute la génération des écrivains trentenaires ou quadragénaires, Stephen King fut d’abord une rencontre à l’adolescence, cet âge ingrat où l’on aime se faire peur pour dépasser ses complexes. Pour certains, ce sont les films qui leur ont permis de le découvrir. «Quand j’avais douze ou treize ans, un copain du collège avait lu Running Man, se souvient Douglas Cowie. Il avait adoré et me l’a prêté. Et c’est resté mon roman préféré de Stephen King. C’est bien meilleur que le film de Paul Michael Glaser avec Schwarzenegger!» Même anecdote, ou presque, rapportée par Maxime Chattam: «La première fois que j’ai entendu parler de King, c’était avec les films Shining et Simetierre. A quatorze ans, j’ai lu Ça. J’ai eu peur comme jamais, car j’avais l’âge des héros et, comme eux, j’avais la passion des souterrains!»

S’il ne voit en King qu’un «auteur de peu d’intérêt», le Britannique Will Self – dont les romans (Les grands singes; Dorian, une imitation) ont toujours une base surnaturelle – a dévoré un grand nombre de ses livres jusqu’à l’âge de trente ans. «Mais plus rien depuis. Le plus étrange, c’est que je suis incapable de me remémorer celui que j’ai lu en premier.» Ce n’est pas le cas de Bret Easton Ellis, qui évoque avec émotion sa première expérience «kingienne»: «J’ai découvert d’abord Carrie le mois où il est arrivé à la bibliothèque locale. Je l’ai pris. Ça avait l’air intéressant. Je devais avoir dix ans. Jamais je n’aurais dû emprunter cet ouvrage. Mais le bibliothécaire savait que j’étais un lecteur précoce. Et comme j’avais l’air plus vieux que mon âge, ça ne posait pas de problème. Je me souviens l’avoir lu d’une traite. Je l’ai même relu dans la nuit au lieu de faire mes devoirs. Je me suis alors plongé dans Les vampires de Salem, Shining et The Stand – tous ces livres m’ont particulièrement impressionné. J’ai des sentiments très forts pour Christine. Et j’ai également adoré sa première collection Night Shift, au point que j’ai même écrit de fausses dédicaces sur ces livres et les ai montrées à mes amis. Sans doute ses premières œuvres – du milieu à la fin des années 1970 – me sont particulièrement restées en mémoire, parce que je n’étais qu’un enfant quand je les ai lues. Pendant ces années de construction, il est rétrospectivement difficile de se débarrasser des livres qui ont eu un impact fort et durable sur vous.»

Au-delà de l’amour pour les livres, l’influence de King sur tous ces auteurs a été déterminante. Ellis en premier lieu: «J’ai beaucoup aimé Misery et, surtout, La part des ténèbres – une des références évidentes de Lunar Park: deux livres à propos de l’écriture et des auteurs, et leur impact sur les lecteurs.» Les romans de King ont été déterminants pour Stewart O’Nan: «Je crois que la grande majorité des écrivains américains de ma génération ont été inévitablement inspirés par ses histoires. Comme beaucoup, j’ai lu plus de pages de King que de tous ses contemporains. J’adore son sens du détail sur les Américains, et ses descriptions de la Nouvelle-Angleterre. C’est un vrai et grand raconteur d’histoires, il n’essaye pas de gagner l’adhésion du lecteur avec des astuces débiles.» Si certains lui reprochent des faiblesses de style, tous reconnaissent en King un maître de la narration. «Même s’il a parfois tendance à laisser courir sa plume et à multiplier les longueurs», commente Maxime Chattam.

Il est un point sur lequel King fait l’unanimité: la justesse de sa peinture sociale. Pour Chattam, King «crée avant tout des personnages toujours très humains et s’intéresse à leur réalité, à leur univers social, leur famille, leur quotidien – voyez tout le début de Simetierre!» Toujours enthousiaste, Stewart O’Nan se montre plus précis encore, et vante sa capacité à décrire l’Amérique en lui faisant rencontrer le surnaturel: «King a apporté le fantastique à l’Américain de tous les jours. L’horreur ne pouvait résider plus longtemps dans des châteaux embrumés des Carpates! L’horreur peut désormais venir de la rue de votre petite ville ennuyeuse, aussi. Ray Bradbury l’a fait pour les petites bourgades de l’Amérique des années 1950. King l’a fait pour un monde plus cynique, celui de l’Amérique post-Watergate.» Et Bret Easton Ellis précise: «Il a déplacé un genre moribond dans un monde moderne et reconnaissable – il a imposé le rock’n’roll dans l’horreur -, ce qui donne à sa fiction sa puissance et la rend si effrayante, si plaisante. Les abominations qu’il décrit et les monstres qui rôdent dans son univers existent dans notre monde à nous.»

Une culture pop
Et en France? On sait que des romanciers au style très éloigné comme Marie Darrieussecq ou Emmanuel Carrère sont des fans inconditionnels. Tout comme Bernard Werber, l’auteur des Fourmis et du Souffle des dieux. «Il y a eu du fantastique et de l’horreur bien avant lui», reconnaît ce dernier, l’un des très rares auteurs français à succès jouant la carte de l’imaginaire. «On dit que c’est un genre anglo-saxon, mais c’est faux. Rabelais, Verne, Zola ou, plus récemment, Pierre Boulle et Barjavel ont écrit des livres fantastiques formidables et très inventifs, qui ont révolutionné le genre. Mais on méprise le genre en France. Les écrivains veulent aller à l’Académie française. Mais qui, aujourd’hui, a envie de lire les livres de Michel Droit?» Stephen King est effectivement un peu plus «rock» que Michel Droit: fan du groupe AC/DC, il lui confia la bande-son de son film Maximum overdrive… Faut-il alors voir Stephen King comme une icône «pop»? Cela n’a rien de péjoratif aux yeux de Bret Easton Ellis: «J’ai toujours pensé que la culture pop était sérieuse. Stephen King restera dans l’histoire pour avoir été la seule pop star de la littérature américaine.»

(Source sur Lire.fr)

La Tour Sombre : Concordance : Tome 2

La Tour Sombre : Concordance : Tome 2, Le…

Date de parution : 17 mars 2006

La Tour Sombre : Concordance : Tome 2
La Tour Sombre : Concordance : Tome 2

Présentation de l’éditeur
Résumé :
La Tour Sombre est l’épine dorsale de l’oeuvre colossale de Stephen King. Inspiré dès 1970 par des sources aussi variées que l’univers de Tolkien ou les westerns de Sergio Leone, ce récit est le phare qui n’a jamais cessé de guider ce grand auteur. La Concordance s’impose comme la mémoire vive des sept romans du cycle. Elle en recense les personnages, les lieux de l’Entre-Deux-Mondes et du nôtre, ainsi que les inventions linguistiques qui font de La Tour Sombre un chef-d’oeuvre incontesté. C’est le guide indispensable que devra avoir en poche tout lecteur marchant sur les traces du Pistolero dans sa quête initiatique.

Biographie de l’auteur
ROBIN FURTH, universitaire de formation, est depuis 2001 l’assistante de recherche de Stephen King.