Une semaine dans la vie de Stephen King

Une semaine dans la vie de Stephen King

Une semaine dans la vie de Stephen King.
Alexandra Varrin est née en 1985 et vit à Paris.
Sortie le 03 septembre 2014
Editions Léo Scheer
252 pages
19 euros
Sujet du roman : Stephen King est venu à Paris du 12 au 16 novembre 2013. Il était là pour la sortie de son livre Docteur Sleep, mais aussi pour rencontrer ses fans français. Alexandra est une fan qui raconte ses quelques jours, émaillées des rencontres avec l’auteur. Elle nous dévoile des moments tendres ou douloureux de sa propre vie liée à Stephen King.

Mon avis : le sujet du roman se résume aux quelques lignes précédentes ; ce qui compte ce n’est pas l’emballage, mais son contenu. Je préfère donc vous raconter mes impressions de lecture et vous dire de suite, pour les fainéants de ce genre d’article :

 Si vous n’étiez pas à Paris, que vous êtes fan de Stephen King, achetez le livre, pour 19€ vous aurez une vraie description de l’intérieur, rédigé avec force et tendresse (les larmes internes et externes ont dû couler chez Alexandra Varrin).
On découvre des moments publics de Stephen King (vu à la télévision), mais des moments plus forts, de quelques instants, entre Stephen King et Alexandra (le cadeau lors de la première conférence de presse, qui crée une rapide connivence lors de la séance de dédicaces du MK2 par exemple.

 Si vous y étiez, (comme moi, je n’étais hélas pas à la radio, à la dédicace du MK2, des fois la vie met deux événements majeurs en même temps et il faut choisir).

J’ai bien aimé lire ces moments et cela m’a remis en mémoire des images qui sur le coup sont passées très vites. Par exemple sur le plateau de “La Grande Librairie” (dont j’ai revu les images plusieurs fois) et l’arrivée hors caméra d’un Stephen King ultra décontracté et d’un Busnel très tendu. (Pourtant, je l’ai regardé dans des émissions interviewer Richard Ford ou Philip Roth qui ne sont pas des demi pointures. J’ai aimé également le passage de la nuit et dédicace au MK2.
Petit bémol, c’est pour la journée du Grand Rex et l’avant avec les libraires (que j’ai loupé en partie, car je parlais dehors avec des fans dans la file d’attente et dont la photo Alexandra avec Stephen King semble avoir été faite) qui ne fait que quelques pages. C’était pourtant la rencontre “fan de masse” et Stephen King, c’était aussi un grand moment avec de multiples anecdotes qui auraient mérité peut-être un plus gros chapitre.
Donc, pour les fans, présents ou pas, achetez ce livre, mettez-le à côté de vos livres de Stephen King et de vos DVD des scènes filmées de la venue à Paris. (Je ne fais pas confiance à Youtube, imaginez si demain ces vidéos disparaissaient, plus d’images de sa venue ?).
Et maintenant pour les autres, eh oui, il y en a sur le site, qui aime Stephen King, mais pas que cela.
Qui aime l’auteur pour certains de ses romans, pour son style, pour sa vision de l’Amérique passée, présente et future, pour l’homme engagé et novateur dans la littérature numérique, dans l’exploitation de ses œuvres dans la BD, dans le cinéma, à la télévision… on va être plus “littéraire”, sans prétention comme d’habitude. Je n’aurai jamais pu écrire un roman comme celui-ci, je n’en ai ni le style, ni le talent.
Tout d’abord, je l’ai lu la première fois, sur la ligne 13 du métro parisien, en allant travailler. Il était amusant de voir les visages des personnes apercevant la couverture. On pouvait lire dans leurs yeux : ” il lit un livre suicidaire, un livre érotique en public, un livre d’horreur…
Eh bien, non, il s’agit d’un livre racontant la “liaison” par livres interposés entre Alexandra Varrin et Stephen King.
Alors l’avis du non fan, il arrive…
Le livre est bien écrit, phrase bateau je sais, mais il est souvent difficile d’exprimer un style, ou alors c’est long, technique et je ne sais pas faire.
Les phrases se lisent bien, on accroche à l’enchainement présent – passé sans difficulté, on est avec l’auteur tout au long de sa jeune vie, on sent qu’Alexandra Varrin ne parle pas de Stephen King pour faire le buzz, mais qu’il s’agit d’un vrai fan, qui connait son sujet et l’aime depuis toujours.
Mon seul petit bémol, (il ne s’agit que d’une impression après lecture, je n’ai pas noté les passages), c’est l’aversion si je peux dire envers la presse, l’édition, le système… je comprends avec les exemples les raisons, mais je ne pense pas que cela apporte au livre.
J’ai ressenti ce livre comme un ouvrage amenant du positif au lecteur malgré les obstacles d’une vie parfois semée d’embuches.
C’est une trentaine d’années d’une vie, avec une apothéose, une rencontre culte avec Stephen king, le saint Graal, celui qui n’est jamais venu en France officiellement et d’un livre éditée par Léo Scheer.
Pour finir, Alexandra Varrin est une vraie fan de la Tour Sombre, (pas comme moi, c’est ça aussi Stephen King) mais aussi du fléau (comme moi, eh oui) qui a couché sur le trottoir une nuit entière devant le MK2 pour une signature, qui a su “s’arracher” pour demander à être présent à tous les rencontres publics sans avoir un réseau à l’intérieur des éditeurs et télévision.
Elle a écrit ce livre, comme une synthèse fusionnelle entre un auteur et sa fan en se dévoilant à tous ses lecteurs.
Bravo donc pour ce livre, j’espère que maintenant, comme cela est écrit quelquefois tout au long du roman, que vous allez écrire du fantastique, en utilisant votre écriture sans trop vous inspirer de Stephen King.
Ce livre semble être l’envol d’un auteur, après des rencontres majeures. On peut imaginer maintenant la voir voler de ses propres ailes et nous faire découvrir SES univers.
La revue de presse de “Une semaine dans la vie de Stephen King”.
Jean-Michel Pailherey (26/08/2014)

Stephen King au Grand Rex et avant

Jour 5 de la venue de Stephen King à…

C’est le dernier jour de Stephen King à Paris.
La journée va être longue à attendre 19h00.
A 16h00, mon sac est déjà prêt. L’appareil photo est chargé à bloc, le téléphone affiche une batterie à 100%, mon invitation est bien placée à coté de mon livre préféré, Salem, version de 77.
J’arrive à la nuit tombée, devant le Grand Rex.
Il est 18h30 et la file d’attente est très impressionnante.
J’ai déjà reçu, via Facebook une photo de Greg Hocfell l’écrivain, qui me prévient qu’il n’est pas tout seul et que la chaleur n’est pas au rendez-vous.
Je prends quelques photos, que vous pouvez voir défiler en bas de l’article.
Le Grand Rex affiche Docteur Sleep et Stephen King.
La file d’attente est impressionnante, je n’en vois pas la fin.
Pourtant, c’est bien fait, car tout le monde commence à rentrer dès 19h00, lentement mais surement, car la vérification des billets est très contrôlée.
J’en profite pour dire bonjour à quelques amis, puis décide d’entrer également, mais côté VIP.
La fonction de webmaster du site depuis 1999 permet quelques privilèges, dont je remercie Albin Michel pour une telle reconnaissance.
Là, j’apprends que Stephen King est déjà arrivé et se trouve dans une salle sous le Rex et qu’il discute avec des libraires.
Je décide d’aller voir, car le vigil de l’entrée me le permet avec la validation d’Albin Michel.
Me voilà, à suivre un chemin fléché, à tourner à droite, à gauche, à descendre des marches et des marches pour arriver dans une salle où la fête bat son plein.
Une trentaine de personnes, libraires, mais aussi des dirigeants d’Albin Michel, Maxime Chattam et sa femme Faustine Bollaert, ainsi qu’Augustin de Canal plus, sont là, boivent une coupe de champagne, un Coca ou un jus d’orange, avec des petits amuses gueules. Malchance pour moi, je suis arrivé trop pour la photo et une vidéo près de Stephen King me dit Jérémy du Club Stephen King.
Pas grave, je suis là, je regarde, je savoure ces instants, je prends une vidéo de Stephen King que je vous ai placé dans la page, des photos.
Je suis impressionné par la décontraction de Stephen King qui va parler ensuite devant plus de 2000 fans, déchainés.
Il fait des grimaces, se prêtent aux photographies à la débotté et va même sortir son Ipad pour prendre une photo de tous les invités et l’envoyer à sa femme. Top.
Petite parenthèse, je recommence. Stephen King, dans sa simplicité, à mis son Ipad dans un petit sac rouge froissé Galeries Lafayette.
Ensuite, il va essayer de monter sur une petite table en plastique pour avoir plus de hauteur, et heureusement que son garde du corps l’a arrêté car il aurait pu tomber.
Ca y est. On remonte vers la scène du Grand Rex.
On nous place au premier rang, “encore la reconnaissance du webmaster…”
La scène est très grande, il y a deux orchestres, et les murs sont garnis de statues, plantes… C’est un spectacle saisissant, car il s’agit en plus d’une salle de spectacle, d’une salle de cinéma. Le cadre est vraiment bien choisi.
Comme me dit le vigile, dernièrement il y avait Bob Dylan.
Alors Augustin, le présentateur littéraire du Grand Journal fait son entrée. Il nous fait une présentation intéressante de Stephen King. Il est le dernier à faire cela et il arrive par un style simple à nous faire sourire et aussi réfléchir avec des observations sur les écrits de Stephen King, très juste.

A suivre…

Car Albin Michel vient de m’écrire en me disant que l’enregistrement du passage au Grand Rex de Stephen King était en cours de montage et sera prochainement disponible. Donc, vous pourrez voir ou revoir la vidéo dans cet article.

Jean-Michel Pailherey
18 /11 /13

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Jour 1 de la venue de Stephen King à…


Je suis à l’European American Press Club.
Le temps est maussade, une petite pluie tombe sur Paris.
J’entre dans la salle où doit avoir lieu l’intervention de Stephen King programmée de 15h à 16h.
Arrivé, on me remet un badge avec mon nom et le nom du site Stephenking999.com.
Je prends un casque qui me permettra de comprendre, avec une traduction simultanée, tous les échanges, qui ne sont qu’en anglais.
Merci, car mon niveau d’anglais m’aurait difficilement permis de comprendre toutes les subtilités des interventions.
Tout Albin Michel est sur le pied de guerre. Gentillesse et respect des invités sont au rendez-vous.
Petite parenthèse, il risque d’y en avoir tout le long de ce texte.
Merci à la maison d’édition Albin Michel et son Service de Presse, de m’avoir invité.
Je ne suis pas journaliste, mais seulement un fan de Stephen King qui un jour, en 1999, a créé un site pour faire partager sa passion. Et l’on m’a respecté pour cela.
Donc, me voilà assis au quatrième rang d’une salle qui en contient plus d’une dizaine. Il y a probablement plus de 200 places assisses partagées en deux rangées. Une estrade avec un comptoir pour trois intervenants nous fait face. Une affiche, de « Docteur Sleep » est le seul décor mettant en avant l’évènement. Plus d’une quinzaine de caméras sont placées dans notre dos. Devant l’estrade sans personne, tous les photographes sont déjà, appareils en bandoulière, prêts à bombarder
Il est 14H00 !
Je vous fais grâce de l’heure d’attente.
Chacun se place, essaie d’être devant en arrivant en retard, des embrassades de journalistes qui se reconnaissent, mais comme il y a beaucoup d’étrangers, cela n’est pas si flagrant que cela.
A mes côtés, une journaliste étrangère dont je ne vois pas le nom lit « on Writing » (Ecriture) et de l’autre, une française qui sur son Ipad va saisir son article en temps réel, une vraie Pro.
La tension est palpable. On sent que Stephen King, même si il n’a jamais eu le Pulitzer ou d’autres prix Nobel de littérature, fait vibrer le microcosme littéraire.
Le fantastique, genre littéraire diminué par tous les intellectuels littéraires, fait pourtant ici recette, tout le monde veut voir l’écrivain de Shining et Docteur Sleep.
Cela n’a pas toujours été le cas, rappelons-nous les années 90, où il n’était pour une grande majorité, qu’un auteur mineur de roman de gare, écrivant des mots pour effrayer la gamine vierge et boutonneuse.
Bah, tout cela, ami lecteurs de longue date, est fini. Vous pouvez sortir un roman de Stephen King sans avoir peur d’être catalogué « bouffon qui s’émoustille avec des sensations fortes de bazaar, (jeu de mot) »
Il est 14h50 et deux gardes du corps font leur apparition. Le « King » est en approche ? La porte d’entrée côté droit de la salle, (voir sur photo) est obstruée par des caméras mobiles et autres photographes qui veulent LA première photo.
Je ne vois plus rien. Stephen King entre. On entend les crépitements des appareils, des voix crient « Stephen » pour accrocher le regard et c’est tout, il est plus petit que la meute.
On attend donc, nous, les « journalistes papier », je m’y crois, assis sagement.
Puis une voix, après quelques minutes semblant une éternité pour les impatients, dit à tout le monde de partir. Nous voyons enfin le Maître, assis, lunettes sur le nez, calme comme un pinson, nullement impressionné par nos yeux ébahis et nos baves dégoulinantes.
Mon cœur se met à battre un peu plus vite, je prends mon appareil photo et tente quelques clichés pour immortaliser l’instant et pour vous rendre compte que je ne rêve pas. .
Le moment est arrivé. Je le vois en VRAI.
Nouvelle parenthèse, à ce moment-là, je pense à notre lettre ouverte et aux centaines de signatures que vous ,les fidèles de Stephen King, avaient remplis.
Et je me dis, les petites filles et les petits gars, c’est peut-être un petit peu grâce à nous qu’Il est là Stephen King. On lui a montré que nous existions et que nous étions prêts à le recevoir en France…
Alors ensuite, il va s’échanger pendant presque une heure, des questions – réponses .

L’intégralité de la conférence de Presse :



L’étonnant, c’est que des journalistes du mondes entiers sont présents, ici à Paris.
Il y aura (je n’ai peut-être pas tout noté ) un hongrois, chinois, tchèque, russe, finlandais, grecs, danois, coréen du Sud, espagnol et bien sûr quelques français, avec l’AFP, France 5 et Busnel (très gentil, j’ai parlé quelques secondes avec lui) , Canal plus avec un journaliste dont le nom m’échappe, mal rasé au Grand Journal, et d’autres que je ne connaissais pas. (Je suis dans le train en rédigeant ce texte et internet n’est pas là pour combler mes défaillances de rédacteur en herbe, il est en photo)
Parenthèse de nouveau, derrière moi, deux journalistes de « Mad Movie » échangeaient des propos sur le cinéma et les livres fantastiques. Je peux vous dire les petits gars, que il y en a certains, ce sont des pointures et cela en jette. Je ne me moque pas, mais j’admire les gens qui peuvent parler d’une scène de film ou de livre à la débotté, s’accorder sur des détails, où même moi je cherche encore la trame exacte de l’histoire et les acteurs qui jouaient dedans. De vrais puits de connaissances. Je lisais ce magazine quand j’étais un vrai fan de l’horreur et du fantastique. Bravo les gars d’avoir perdurés dans la connaissance de cet art et d’être aussi pointus.
C’est maintenant ! le décor est posé de manière succincte.
Je vous mets en lien la conférence de presse (en anglais) pour mettre un peu dans l’ambiance et pour les bilingues s’éclater.
Je ne vais pas vous traduire toute la conférence, je n’en suis pas capable.
Par contre, je vais vous écrire un peu les idées, phrases, qui me sont venues.
En plus dans cet article, je mettrai (et vous aussi si vous voulez) tous les liens, extraits, photos et autres liés à cet évènement.
J’en ferai un par jour par rapport aux infos glanées par ci de là.
Ces pages, comme toutes celles de StephenKing999 sont faites pour durer, on met plus de temps à les écrire, mais elles restent plus longtemps en première page ; comme cela dans 1mois, 1an ou plus, lorsque vous chercherez, vous retrouverez facilement cet article.
C’est à mon avis la différence entre Twitter, Facebook et un site internet.
Il faut tous les médias et ensuite à chacun de les exploiter le moment voulu.
C’est parti :
Si Stephen King pouvait avoir un pouvoir, cela serait de retrouver les objets.
Autrement pas de pouvoir particulier comme le Don d’Abra ou de Danny, trop dur à porter pour lui.
Stephen King a encore tapé sur « 50 nuances de gris », car pour lui c’est de l’édition business.
Il parle et se remémore que Carrie au départ devait être une nouvelle (en aparté, il dit que la nouvelle adaptation de Carrie au cinéma est quasi un bide aux États Unis. Le film sort prochainement en France, bof pas pressé) Elle devait être publiée dans un magazine.
Il décrit aussi les personnages de Carrie qui l’ont inspiré. La première s’est pendue, la deuxième a été renversée par une voiture. Cool.
Pour lui, les gens sont programmés pour être violents et ce n’est pas un livre ou un jeu qui les feront devenir dangereux. Par contre ils pourraient s’en inspirer.
Stephen King dit sur Mr Mercedes que c’est une personne qui prévoit un attentat. Cela fait penser à l’attentat de Boston, mais il a fini le livre à ce moment-là. Donc plutôt de la prévision, comme souvent. Rappelons nous Rage.
Il rappelle qu’il a 66 ans, qu’il a vécu très jeune sans la télévision. Ensuite, son écriture est très visuelle et il pense que l’on se doit de montrer au mieux les choses pour les raconter. Il est bien sûr inspiré par le cinéma.
Il n’entend presque plus, c’est pour cela qu’il aime le métal, qu’il met de plus en plus fort. Il aime aussi la Country.
Il écrit en silence, mais il se relit avec du métal. Il aime toujours AC /DC.
J’ai trouvé le terme : Danny est Co-dépendant très juste.
Pour lui, Maximum Overdrive est un navet. Il a beaucoup appris en faisant ce film. il ne savait rien à l’époque et il était tout le temps saoul ou plus sur le tournage.
Il aimerait bien refaire un film.
La mort l’intéresse de plus en plus. La mort est un mystère et il aime le mystère.
Carrie lui a rapporté 400 000 dollars en première avance, il nous raconte à ce moment-là comment il a fait pleurer sa femme ce jour-là et qu’en cadeau, comme tout était fermé, il lui a acheté un sèche-cheveux.
Il appuie vraiment sur l’idée qu’il a été un vrai alcoolique, sur la table devant lui, du Coca Light.
Il fait des compliments sur la série « les revenants », bel ambassadeur pour une série française de qualité qui est en cours de diffusion aux USA, avec un remake prévu il me semble.
Il a peur de la maladie d’Alzheimer et de la perte de ses capacités intellectuelles.
Il ira sur la tombe de Jim Morrisson et d’Oscar Wilde
Le plus impressionnant c’est que lorsqu’il répond à une question, 1 fois sur 3, il a une anecdote en rapport avec sa femme, un souvenir, une référence littéraire… et cela nous fait penser à ces périodes, en général, à la fin du livre où il nous parle, il est comme cela Stephen King, et ça… c’est énorme.
Un moment d’anthologie. Il raconte à quel endroit il se trouvait lors de l’assassinat de Kennedy. C’est une vraie nouvelle. En substance, il était de retour de l’école, dans un taxi qui était un ancien corbillard, que sa mère avait pleuré malgré qu’elle ne votait pas pour Kennedy, mais elle pensait à sa famille… Du top.
Voilà, je m’arrête là et si vous avez la chance d’aller au Grand Rex, je peux prévoir un moment inoubliable pour vous. Pour les autres, on vous racontera au mieux avec nos mots simples.

Jean-Michel Pailherey
13 /11 /13

Jour 3 de la venue de Stephen King à Paris

Jour 3 de la venue de Stephen King à…


C’est le troisième jour.
L’évènement, c’est l’émission en direct de François Busnel sur France 5, la Grande Librairie.
Merci à F. Busnel de m”avoir invité.
J’y étais et je vais vous raconter un peu l’avant et un peu de l’après, car le reste, c’est l’émission, vous l’avez vu ou bien vous la regarderez sur cette page.
Tout d’abord, il fallait arriver pour 19h30 à l’immeuble de France Télévision au 15 bd du Général Martial Valin,c’est au sud de Paris.
Donc pour les personnes de province, ou bien pour les francophones du monde entier qui liront cet article, prendre le métro à Paris à 18h30, c’est un véritable combat. (Même en le faisant tous les jours)
C’est bondé. Chacun a les yeux collés sur son téléphone, ou sur une PSvita, (pas de liseuse ou bien d’usager lisant un Stephen King). Lorsque l’on peut s’asseoir dans un coin ou bien on regarde ses chaussures ou bien on cherche un point invisble dans l’infini. Moi, c’est le clan des “yeux vagues”, mon attention fixe droit devant, regardant dans le vague en pensant à cette émission qui allait me permettre de voir Stephen King, encore plus près que le Jour 1 de la venue de Stephen King .
J’arrive donc, après un changement et des couloirs sans fin, à croiser, c’est étonnant, personne, à destination, la station Balard.
Je m’extrais des sous sol, il fait nuit, le froid, pour moi environ 10°, est présent et je sors mon plan que nous a envoyé l’émission. Je ne trouve pas le boulevard, il est 19h20, pas de panique, les terrasses des café sont clairsemées et chauffées avec des parasols chauffants.
J’aborde une femme d’un certain age.
Entre parenthèse, j’ai mis ma chemise blanche, je suis rasé et j’ai une veste ; elle m’écoute avec confiance. Ouf…
Elle me sauve la mise et en quelques minutes, en longeant le Tramway, avec des réverbères éteints et des bureaux vides, (l’insécurité à Paris est-il un mythe, je le crois, car je suis seul et j’arrive sans encombre dans l’entrée de France télévision)
Des personnes attendent déjà. Ce sont pour la plupart des habitués des émissions de télévision. Ce sont en majorité des femmes, retraités ou pas loin, qui sont en groupe de 2 ou plus. Le public, comme vous le voyez lors de l’émission se limite à une trentaine maxi de participants.
On nous demande de nous séparer de notre manteau, téléphone portable, livre (car pas de dédicace, c’est très surveillé par les gardes du corps de Stephen King). Je garde, sous ma veste, comme deux autres membres du public un livre avec moi. (C’est Salem, un porte bonheur, le premier livre que j’ai lu et acheté d’occasion par ma mère, je ne peux le quitter. Il doit s’approcher au plus près de Stephen King, même si il ne le signera pas)
On entend dire que les nombres de demandes pour être dans le public aurait permis de faire cinq émissions. Et que déjà le nombre présent aujourd’hui est le double de d’habitude. Des chaises ont été ajoutées au maximum.
On prend un ascenseur, on nous place, je suis tout en haut dans un coin. Je vois bien, mes yeux avalent avec avidité toutes les infos. Décor, projecteur, caméra, livres posés sur la table de François Busnel. Des invités que je ne connais pas. Les travailleurs de l’ombre, caméraman, ils sont au moins trois s’activent et testent leurs appareils. Le traducteur fait des essais sons en blaguant. François Busnel fait son entrée, assez décontracté malgré la pression d’un direct face au plus grand et plus lu écrivain américain. Trop fort.
Petite parenthèse, dans la salle d’attente, j’ai croisé les deux webmasters des sites Stephen King France et du Club Stephen King, une vraie rencontre après toutes ces années. Partager au mieux notre univers de Stephen King, pour que vous internautes, vous soyez au plus près de l’actualité de Stephen King, mais aussi que vous puissiez y participez.
C’est parti, le tournage commence et vous voyez tout sur votre écran de télévision…

Petite parenthèse hors caméras, lors des documentaires, Stephen King reste assis, écoute et opine sous de la tête en accord avec les réflexions avancées. Il se détourne seulement en souriant lorsque l’on voit de vieilles photos de lui. C’est vrai que certaines sont loin d’être des œuvres de mannequin. (voir celle en noir et blanc)
A la fin de la retransmission, Stephen King salue le public, discute avec F. Busnel, mais nous n’entendons pas les échanges. Il signe quelques livres, mais pas les nôtres, hélas, c’est l’avantage d’être F. Busnel, puis il quitte le plateau en passant à peut-être un mètre de moi.
Heureusement que je ne suis pas cardiaque, autrement j’y passais.
Rien ne se passera ensuite et je rentrerai un peu éberlué à la maison.
Comme on m’a posé plusieurs fois la question : L’émission était traduite et l’on entendait sur le plateau la traduction comme à la télévision.
François Busnel pose la question en français, Stephen King répond en anglais et dans le foulée la voix du traducteur traverse le plateau jusqu’à nos oreilles.

Bande annonce de l’émission :


La Grande Librairie : spéciale Stephen King… par france5

Jour 2 de la venue de Stephen King à Paris

Jour 2 de la venue de Stephen King à…


C’est le deuxième jour.
L’évènement c’est la séance des dédicaces au MK2 Bibliothèque.
Pourquoi un hall de cinéma, plutot qu’un librairie ou bien la Fnac ?
D’après mes informations, cela serait lié à ne pas priviligier une librairie, un distributeur plutôt qu’un autre. Sympa comme idée.

Donc comme prévu la file d’attente est impressionnnante. Heureusement, il fait beau et le ciel est bleu. Un soleil éclairera même la chevelure grise de Stephen King (voir photo)

Petite parenthèse, comme d’habitude. Merci à F. Tripet pour ses photos de dédicaces.

Il s’agissait d’un moment rare, on a vu une jeune fille dans les bras de Stephen King, des touristes de tous pays, venus profités de cette séance.

Ensuite, à 20h20, sur TF1, on a pu regarder une interview de 2min31, une peu rapide, de quelques questions de TF1 à Stephen King. Des images également de la séance de dédicaces.
Assis dans un canapé, en chemise décontracté, il répond à quelques questions.

Bon point pour le travelling de livres de Stephen King.

A la fin du mi-reportage, il est mélangé des extraits de la conférence de Presse, le gateau et surement la soirée de gala au Bristol.

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Oter les masques


Sujet du roman : Eric Pessan raconte sa relation pendant un an entre un livre de son choix, ici Shining de Stephen King, et sa vie, ses souvenirs, au quotidien.

Ma critique : Le livre est partagé en 217 paragraphes. Pourquoi 217, c’est le numéro de la fameuse Chambre dans le livre de Stephen King. C’est 237 dans le film.
C’est pour moi un exercice de style qui mérite d’être lu, malgré certains passages où je nai pas accroché.
Tout d’abord j’ai aimé les passages où Eric Pessan parle du roman de Shining, mais aussi d’Ecritures.
Il apporte un nouvel éclairage sur l’esprit dérangé de Jack Torrance, mais aussi les différences flagrantes entre le livre et le film de Stanley Kubrick.
Ensuite, étant un peu du même age, nous avons un peu les mêmes références, Marvel et les Comics, Bradbury, vouloir devenir Stephen King à 14 ans…
c’est agréable de se reconnaitre dans un ouvrage.
Il ne manquait que Richard Matheson, Goldorak, un service militaire dans l’armée de Terre et une adolecence à Paris, mais je m’égare….
Ensuite le style est très bon, les tournures de phrase et le choix des mots sont vraiment dignes d’un orfèvre littéraire. Lorsque qu’il dit qu’écrire est un vrai travail, je veux bien le croire et l’on ressent cela à le lire.
J’ai bien aimé aussi certaines observations comme le passage sur les voyages en train où les voyageurs ne lisent plus, à part remplir “Femme actuelle” et ses mots fléchés, lire sur les smartphones…
Dernier point, Eric Pressan a appris, comme moi, que Stephen King avait écrit la suite de Shining, soit Docteur Sleep 30 ans après. Il ne le lira pas. Je suis d’accord avec lui, car même pour faire plaisir à des lecteurs, on ne peut détruire un personnage comme Danny.

Maintenant ce que je n’ai pas aimé. C’est les passages liés au Chateau et aux fantomes. Eric Pessan parle d’histoires de fantômes (dans son enfance, d’accord) et de ses ressentis dans ce lieu où il doit écrire un roman.
Je suis resté spectateur. Je lisais sans comprendre. Cela n’apportait rien au sujet, et même par endroit je me suis même ennuyé.
Alors en conclusion, j’ai découvert Eric Pessan, je vous encourage à le lire, amis de Stephen King.
Il m’a redonné envie de lire Shining, m’a permis de “penser autrement” le roman Shining, m’a fait découvrir un concept d’écriture, m’a fait repenser à ces fantômes que j’ai rencontré le long de ma vie passée, pas mal pour un roman de 150 pages.

J’ajouterai que ce roman est très riche en idées, descriptions, constatations, observations… et il est très difficile de le résumer en quelques lignes.
Je pense qu’il faut le lire par étapes, le reprendre, y réfléchir, en discuter avec d’autres pour échanger, faire une communauté, c’est peut-être déjà le cas ?
J’espère qu’un jour on retrouvera sur Edition999.info un de ses écrits.
Jean-Michel Pailherey – octobre 2012
Eric Pessan a également écrit :

 Quelque chose de merveilleux et d’effrayant

 Des trains à travers la plaine

 La nuit de la comète