Plein gaz

Stephen King avec Joe Hill inspirés par Richard Matheson

Titre original: Throttle

Date de sortie aux USA : 2010
Date de sortie en France : 08 Janvier 2014
Un comic, bande dessinée a été tiré de Plein Gaz : Road Rage
Nombre de pages : 96
Traducteur : Antoine Chainas
Genre: Policier
Avis: 07.5/10. C’est très court, pas très créatif et pourtant on se laisse prendre par cette histoire de motards poursuivis. Le petit plus de l’histoire est la conclusion. On sait pourquoi le chauffeur du camion les poursuit, et ça à la différence de Duel du téléfilm de Spielberg, j’ai préféré.

Résumé du livre Plein Gaz

Sur une route désolée du Nevada, un gang de motards est pris en chasse par un camion fou, apparemment bien décidé à les éliminer un à un. Il n’existe qu’une seule issue pour sauver sa peau : ne jamais ralentir…

Dome

Dôme

Stephen King met sous un Dôme une ville

Titre original: Under the DOME
Date de sortie en France : 03 Mars 2011 en 2 Tomes chez Albin Michel, l’éditeur attitré de Stephen King en France.
Date de sortie aux USA : octobre 2009
Traducteur : Le traducteur est William Olivier Desmond. Tant mieux, car sur le site nous le considérons comme le meilleur traducteur de Stephen King
Nombre de pages : 1500 pages
Tout savoir sur la série TV Under the Dome la série saison 1
Dédicace : À la mémoire de Surendra Dahyabhai Patel. Tu nous manques, mon amie.
Genre: Fantastique
Avis: 9/10

Personnages principaux du Dôme(DOME)

Dale « Barbie » Barbara – Un ancien lieutenant de l’Armée (initialement dénommé un ancien capitaine par le colonel Cox), Dale est devenu un vagabond après le rassemblement de l’armée. Piégé au bord du Dôme, témoins d’une marmotte coupé en deux par l’événement, Dale a tenté de fuir la ville après une confrontation avec Junior Rennie et ses amis. Dale devient vite le choix du gouvernement des États-Unis pour exécuter Mill Chester.

Julia Shumway est une femme cynique et pleine d’esprit. Elle est propriétaire du Démocrate (alors qu’elle est plutôt une républicaine), le journal local de la ville. Elle veut toujours donner son point de vue et le prouver, à tous les gens autour d’elle. Ensuite, elle devient le lien entre colonel Cox et Dale Barbara grâce à son téléphone portable.
Julia et Dale commencent une relation romantique.

Rennie junior -Il est un voyou de petite ville et le fils de l’homme le plus influent de Chester.
Il déteste en particulier Dale Barbara

Eric « Rusty » Everett

Joseph « Scarecrow Joe » McClatchey

Brenda Perkins

Frank DeLesseps

Petit historique du livre

Stephen King a commencé en 1983 à travailler sur une histoire prénommée « The Cannibals » traitant de personnes enfermées dans un immeuble et forcées de s’entre-dévorer pour survivre.
Histoire qu’il a abandonnée à deux reprises.

Présentation du roman « Dôme » (DOME)

A la fin d’une superbe journée d’automne sur Chester Mill, dans le Maine, la ville est inexplicablement et soudainement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Un dôme (DOME). Les avions s’écrasent contre lui et les épaves tombent en flammes du ciel, une main de jardinier est tranchée quand le dôme (DOME) descend sur elle, les gens faisant les courses dans la ville voisine sont séparés de leurs familles, et des voitures explosent sous l’impact. Personne ne comprend ce qu’est cette barrière, d’où elle vient et quand -ou si- elle partira.
Dale Barbara, vétéran de la guerre en Irak, est maintenant cuisinier de plats rapides, il se retrouve à faire équipe avec quelques citoyens intrépides – Julia Shumway la propriétaire du journal local, l’assistant d’un médecin traitant à l’hôpital, une conseillère du maire et trois enfants courageux.
Contre eux, Big Jim Rennie, un politicien que rien n’arrêtera – même pas le meurtre – pour garder les reines du pouvoir, et son fils, qui garde un terrible secret dans un sombre cagibi.
Mais leur adversaire est le dôme lui-même.
Parce nous n’avons pas beaucoup de temps. Le temps nous manque.
(Merci à Jean-Michel Pailherey pour la traduction)

Présentation en vidéo de « Dôme » (DOME)


Dôme de Stephen King
envoyé par stephenking999. – Films courts et animations.

Communiqué de Presse Albin Michel sur la sortie de « Dôme » (DOME)

Le Dôme (DOME) : personne n’y entre, personne n’en sort.
A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, se retrouve brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Face à ce phénomène inexplicable, un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe, et la résistance s’organise peu à peu…
« De loin mon livre préféré de l’année. »
Neil Gaiman
« Le meilleur King depuis des années… Absolument irrésistible ! »
John Connoly
« Probablement le roman le plus puissant jamais écrit par King. »
The Washington Post

« Les pages se tournent si vite que votre main a du mal à suivre… L’invraisemblance d’un dôme coupant du monde une ville entière devient totalement crédible grâce à une accumulation de détails et d’observations perspicaces. L’éditeur compare le livre au Fléau, mais nous songeons plutôt à Brume : une autre histoire de huis clos épique, un tour de force où des éléments extérieurs mettent à mal les apparences policées d’une petite ville pour en dévoiler les noirs secrets, révélant ce qu’il y a de meilleur chez l’être humain, mais aussi le pire du pire…
On pourrait penser qu’après quarante ans d’écriture, le pape du roman noir ne puisse encore élargir son lectorat. Pourtant, c’est ce qui va arriver avec la sortie du Dôme (DOME). Et maintenant, LISEZ ! »
Guillermo del Toro (réalisateur du Labyrinthe de Pan) et Chuck Hogan (écrivain), coauteurs de La Lignée
« Les lecteurs peuvent s’immerger dans ce formidable roman métaphorique pour son message sur la domination américaine, la liberté de la presse, la torture et le mépris de l’environnement ou juste pour l’histoire…Derrière le scénario du dôme proprement dit, King a concocté un fantastique « vous ne vous y attendiez pas ! ». Mais c’est l’histoire des gens enfermés – le zoo humain – qui est la plus passionnante. En ces temps de textos et de romans twitter, King nous plonge dans une histoire fascinante, étouffante, qui nous scotche pendant plus de 1 000 pages. »
USA Today

Docteur Sleep Version UK

Docteur Sleep

Stephen King a écrit la suite de Shining

Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi.
Titre original: Dr Sleep
Date de sortie aux USA : 24 Septembre 2013
Date de sortie en France : 07 Novembre 2013
Traduction de l’anglais par Nadine Gassie.
« Docteur Sleep » de Stephen King a reçu le titre de « Meilleur roman fantastique de l’année » par le magazine LIRE
Lien vers la fiche du premier livre Shining de Stephen King
Lien vers la fiche du film Shining de Stanley Kubrick
Tout savoir sur la venue de Stephen King à Paris pour parler de Docteur Sleep.
Genre: Fantastique

Résumé du livre Docteur Sleep

Danny Torrance est maintenant agé de 40 ans environ, habitant en banlieue de New York. Il travaille comme aide soignant dans un hospice et aide les patients en fin de vie à disparaître à l’aide de quelques puissances extraordinaires. Il va alors rencontrer Abra Stone, une enfant qui elle aussi possède des pouvoirs extraordinaires et Danny va devoir se battre pour conserver la vie et son âme.
Autre résumé version document de presse.
Devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, Danny utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep ». Sa rencontre avec Abra Stone, un gamine douée d’un shining, un Don phénoménal, va réveiller ses propres démons, l’obligeant à se battre pour protéger Abra et sauver son âme.

Avis et critiques sur Docteur Sleep : Voilà la suite du magnifique roman Shining de Stephen King auquel j’avais mis 9.5/10 et qui est l’un de mes romans cultes et dont avec les années, je me suis aperçu qu’il m’avait marqué au plus au point.
Alors la suite, Docteur Sleep ?
Eh bien tout d’abord, quel bonheur de retrouver Danny Torrance, que l’on appelle plutôt Dan.
C’est maintenant un adulte.
Certains dans les critiques que j’ai lu autour de moi, dans la presse, ont trouvé le début long et un peu laborieux. Pour moi ils se trompent.
Il faut que l’histoire se mette en place; j’avais également envie de savoir ce qui s’était passé pendant presque trente ans.
Qu’est-ce qu’était devenu Wendy sa mère et Dick Hallorann ? et chers lecteurs vous le saurez, mais pas ici.
Alors ensuite.
On y parle beaucoup des AA (alcooliques anonymes), on pourrait penser que ces parties là sont autobiographiques, et que Stephen King a enfin fait le deuil de cette époque. Il peut le raconter sans pudeur, voir avec une certaine reconnaissance envers les participants.
J’ai beaucoup aimé la scène d’accompagnement vers la mort p167, avec le chat Azzie que je trouve presque sous-exploité, car il n’intervient que lorsque les pensionnaires vont mourir, et j’aurai aimé le retrouver plus actif dans l’histoire.

Le personnage d’Abra avec ses pouvoirs d’enfant, ultra puissant, est bien écrit et cerné. Il montre que Stephen King, même à soixante dix ans, connait encore les enfants modernes et arrive à les disséquer avec une plume et une justesse de qualité.

Pour les autres personnages, la mère et le père, l’arrière grand mère, le copain Billy et le docteur John Dalton, ils sont attachants et comme d’habitude, on a l’impression de les connaitre et d’avoir déjeuner avec eux la veille.
Le personnage de la méchante Rose, lui, fait flipper.
Cette femme, leader du groupe « Le noeud vrai » est une véritable pourriture, que même son envie de survivre ne peut excuser.
Je ne raconte pas la scène avec Brad Trevor qui montre avec horreur la violence d’un adulte sur un enfant.
Petit parenthèse, lorsque vous arriverez vers la page 351, on se sent pris dans l’histoire. Cela presse dans la poitrine.
Et la trame et les créations littéraires dans tout ça. Eh bien à contrario de personnages magnifiques et de descriptions ciselées au scalpel; celle-ci n’est pas novatrice et passe en second plan.
On préfère suivre les protagonistes, les clans, les réactions face aux évènements que personne ne maitrise, on les croise, on les sépare, plutôt que de se dire : « Extraordinaire j’ai jamais lu une histoire comme celle-ci. »
Est-ce un bien ou pas ? je ne sais pas. Et pour une fois je m’en fous.

 
On lit le roman comme on suivrait une série de qualité, happé par les situations, parfois même surpris par des violences et à la fin, on se dit : Quel bon moment j’ai passé.

Stephen King m’a permis de me rappeler Shining. Je l’ai sortis de la bibliothèque et de le parcourir à nouveau.
Je me suis ôté les images du film de Kubrick pour revenir aux origines de Dan Torrance. L’objectif de Stephen, on pourrait imaginer.
Et puis, moi aussi j’ai vieilli.
Ma vie a été pavé de bons et de moins bons moments.
Danny Torrance aussi, Stephen King aussi, et dans ce livre on se dit :on est tous pareil, c’est cela la vie »
(Jean-Michel Pailherey – Paris Novembre 2013)

Petites histoires autour de Docteur Sleep :
Stephen King s’est longtemps interrogé sur ce que le petit garçon de Shining avait pu devenir après avoir échappé à la folie meurtrière de son père, l’écrivain alcoolique Jack Torrance, et au cauchemar de l’hôtel Overlook.
On peut lire sur le site Stephenking.com; Stephen king est allé à l’université de George Mason, en Virginie, pour lire un passage du roman.
Aussi surprenant que cala puisse paraitre, Stephen King a décidé d’écrire la suite de Shining à la suite d’une enquête faite auprès des fans de l’auteur. Stephen King leurs avait proposé la possibilité d’un nouveau tome de la Tour Sombre, ou bien de Shining. Dr Sleep est né en ayant gagné d’une cinquantaine de voix.

Quelques remarques rapide sur Docteur Sleep

Il est flagrant que le rapport direct est Shining puisqu’il s’agit de Danny Torrance, l’enfant lumière. Il est amusant de remarquer que Shining de Stephen King était un roman de jeunesse alors que la suite, Docteur Sleep est plutôt un roman de maturité littéraire. On peut penser aussi que Stephen King avec cette suite reprend la main sur Stanley Kubrick qui avec son film avait un peu cannibalisé le roman. Bien sûr, les critiques des lecteurs développeront ces idées.

 

Quelques vidéos présentant Stephen King et la promotion de Doctor Sleep, Docteur Sleep pour la France
Bande annonce de la sortie de Doctor Sleep aux USA par son éditeur Simon & Schuster
.

Une autre bande annonce de son éditeur Simon & Schuster, plus terrifiante de Doctor Sleep. L’horreur est au rendez-vous.

Stephen King lit quelques pages de Docteur Sleep.

Stephen King à la BBC de Docteur Sleep et de ses personnages

22/11/63

La rencontre ce jour du 22/11/63 entre Stephen King et de John Fitzgerald Kennedy

Titre original: 11/22/63
Date de sortie aux USA : 8 Novembre 2011
Date de sortie en France : 01 Mars 2013
La série adaptée avec James Franco : 11/22/63
Dédicace : Pour Zelda. Hé, pépette, bievenue à la fête
Traductrice : Nadine Gassie
Nombre de pages : 937
Genre: Fantastique
Ma note : 09/10

Avis: Il s’agit d’un bon Stephen King. Ce 22/11/63 est un moment unique dans l’histoire américaine. On arrive à croire à son histoire, à ses personnages et à la situation pourtant invraisemblable du retour dans le temps.

Au niveau style, c’est très simple, pas de grandes phrases, c’est facile à lire, malgré la longueur du livre, plus de mille pages.
Le passage des années 2010 aux années 1960 est vraiment bien réalisé. Pas de portable, d’internet à cette époque, le héros qui au début à du mal à s’habituer, s’y fait rapidement.
Stephen King est entré dans le monde très fermé des grands écrivains, au même titre qu’un Steinbeck (dont les références sont nombreuses) d’un Philip Roth ( « Le Complot contre l’Amérique » est aussi un roman mêlant fait réel allant vers l’absurde avec Charles Lindbergh en président des USA) ou d’un Richard Ford.
Il devient un miroir de son époque, avec un style, mais aussi un regard aiguisé sur l’Amérique de maintenant et sur l’Amérique passée, aux multiples visages.
Il compare par la voix de son héros les deux époques; pas de chômage, tout est possible comme avoir des diplômes rapidement, la pilule est absente, la pauvreté et le racisme sont très présents, aucune époque n’est parfaite…
On est magnifiquement immergé dans ses années 60 et pour nous français, on n’est pas perdu et rien que ça, chapeau M. King !!!
Pour finir, je comprendrai la partie des lecteurs qui attendent toujours un Stephen King horrible, fantastique et gore par moment, cette fois-ci ce n’est pas cela, et montre les multiples facettes de Stephen King qui je pense, malgré son âge, n’a pas fini de nous étonner.

*****

Merci tout d’abord à Albin Michel qui a écouté les lecteurs de Stephen King et a fait qu’un seul tome de 22/11/63 au lieu de 2 tomes comme pour Dome.
Nous avons aimé les deux retours cartonnés avec pour l’un, le descriptif du roman, et pour l’autre, une photo et un descriptif succinct de Stephen King.
Nous avons aimé également l’épaisseur du papier des pages, très fin, qui fait que le livre est transportable et ne fait pas un poids pas possible.
Par contre, cela oblige à faire attention en tournant les pages et éviter de les déchirer.
En rapport avec un autre roman de Stephen King
Page 263. : Harry n’aura pas été vivre chez son oncle et sa tante à Haven.
Prix gagné : Mystery / Thriller Times Book Prizes 2012
Sélectionné parmi les 10 meilleurs livres de l’année 2011 Par The New York Times, The Washington Post et USA Today
Ils ont dit :
L’œuvre d’un génie ! Time Magazine
Colossal, généreux, passionnant… La quintessence du talent de King. Miami Herald
Un véritable magicien du roman… Une des plus formidables histoires de voyage dans le temps depuis H.G.Welles. New York Times.

Résumé du livre

Il s’agit de l’histoire d’un homme qui voyage dans le temps pour éviter l’assassinat de JFK, John Fidzgerald Kennedy


Stephen King raconte 22/11/63 par stephenking999

La fin alternative de 11/22/63 à découvrir :

StephenKing.com – 11/22/63 Alternate Ending

La clé des vents – La tour sombre

Le huitième tome de la Tour Sombre

Titre original : The Wind through the Keyhole

Titre en français : Le vent par le trou de la serrure
Date de sortie aux USA : 24 Avril 2012
Date de sortie en France : 13 Juin 2012
Éditeur aux USA: Hodder & Stoughton
Dédicace :
Genre: Héroic Fantasy
Avis: 08/10

Résumé du livre

Ce nouveau roman de la Saga La Tour Sombre, huitième du nom, est présenté par son auteur Stephen King, comme une histoire pouvant se suffire à elle-même et pouvant être un premier pas d’un lecteur dans l’univers de la Tour Sombre
On y retrouve les personnages principaux comme Roland, Jake, Eddie, Susannah, et Oy, mais aussi Jamie DeCurry sortant d’une tempête de sable, des cavaliers, une tête sur un piquet, un marécage dangereux et gorgés d’horreurs…

Nuit noire étoiles mortes

NUIT NOIRE ETOILES MORTES : Un recueil de quatre nouvelles de Stephen King

Sortie le 09 Novembre 2010 aux USA.
Sortie le 01 Mars 2012 en France.
Recueil comme « Différentes saisons« 

L’année 2011 a permis à « Nuit noire, étoiles mortes » de remporter le prix Bram Stocker, mais il a gagné aussi le British Fantasy du recueil de nouvelles.

Nombre de pages : 483
Traduction : Nadine Cassie
Dédicace : Pour Tabby. Toujours.

 

Présentation des quatre nouvelles du recueil

1922
1922.jpg

L’histoire débute avec la confession de Wilfred James, sur le meurtre de sa femme Arlette. Celui-ci pour quelques arpents que sa femme voulait vendre à une industrie du cochons, décide avec son fils de la faire disparaitre. Pourtant les conséquences de leur geste va être terrible et le destin de dizaines de personnes, en cette année 1922 va être tragiquement modifié.
L’avis de Jean-Michel Pailherey : 08/10.
Il ne s’agit pas d’une superbe note et au moment de la donner, je me suis bien interrogé.
Cette histoire est bien écrite. Elle décrit une période, d’avant 29 et qui est déjà charnière pour le monde de l’agriculture. On est en pleine passation entre les micro-exploitations qui survivent péniblement et l’arrivée de plus grandes avec certaines richesses et pouvoir; le tout pouvoir des banques, le pouvoir de l’homme sur la femme, voir sur le fils, la fille intelligente qui se retrouve enceinte, les réactions parentales… Tout cela est très bon…
Pourtant, l’histoire reste très classique, seul les rats sortent du lot(du puit) et nous font trembler.
Et il y a une explication avec Arlette qui raconte les évènements que je n’ai pas compris. Cela m’a cassé ma lecture, car j’ai tout le temps pensé à une facilité littéraire dont je n’étais pas habitué.
A lire donc, car Stephen King démontre qu’il est un grand écrivain de moments de vie, et que l’Amérique sous sa plume, prend une authenticité que très peu d’auteurs ont su raconter.

Grand chauffeur – Big Driver
bigdriver.jpg

Tess est un auteur de roman policier, les indémaillables. Durant des années, elle a complété , sans aucun problème, ses revenus, en faisant des discours. Mais en rentrant chez elle, à la suite d’une invitation à un club littéraire, elle emprunte un raccourci qui ne sera pas sans conséquence. Elle se retrouvera dans une station abandonnée, avec sa voiture aux pneus crevés. Des planches cloutées jalonnaient la route. En premier, une camionnette, les « babas Zombies » va passer, puis une deuxième va stopper, et un géant avec une casquette javellisée va en sortir. Il aurait peut-être mieux qu’il continue sa route.
L’avis de Jean-Michel Pailherey : 06/10.
L’histoire est très classique. A aucun moment on est surpris. On suit l’héroïne, on compatit avec elle, on tremble avec et on est heureux du dénouement, mais rien d’extraordinaire. L’auto-justice est l’idée générale de cette histoire et la justifie.
En plus je l’ai trouvé un peu longue, la fin avec une intervention d’un nouveau personnage n’était à mon avis pas justifiée. Je suis dur avec cette histoire, mais depuis le Dôme, je m’attendais à retrouver un Stephen King créatif, inattendu et fort dans ses écrits, cela n’est pas le cas ici.

Extension claire – Fair Extension
extension_claire.jpg

Harry Streeter, souffrant du cancer, décide de faire un pacte avec le diable, mais comme toujours, il y a un prix à payer.
L’avis de Jean-Michel Pailherey : 10/10.
Alors là, c’est du top. Un commencement à la « quatrième dimension », classique, mais toujours efficace, et puis ensuite Stephen King se met en route. C’est court, les phrases sont toutes importantes et portent à tous les coups.
Une touche de noirceur et d’immoralité qui vous prend aux tripes et vous fait réfléchir. A lire absolument. En premier lorsque vous achetez le livre, pourquoi pas.
Un seul regret, pourquoi ce n’est pas plus long… non, c’est pas vrai, car la gourmandise amène à l’indigestion, alors que là, je suis en pleine forme pour l’histoire suivante.

Bon ménage – A Good Marriage
bon_menage.jpg

Darcy Anderson apprend beaucoup au sujet de son mari depuis plus de vingt ans, plus qu’elle aurait aimé savoir, quand elle trébuche contre une boite plein de magazines placée sous l’établi dans leur garage.
L’avis de Jean-Michel Pailherey : 09.5/10.
Très bien. L’histoire commence en présentant un couple classique, lui comptable et elle femme à la maison, et puis l’horreur.
Et là, on est prit à la gorge, on souffre avec elle, on devient elle avec une telle facilité que cela en devient malsain.
Et ce mari… et quel choix se présente à elle.
Et le personnage qui arrive à la fin, est là bienvenu et boucle l’histoire de manière « morale ».
Bravo à Stephen King.

Postface
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Quelques pages où Stephen King nous parle de ses nouvelles.
Datant du 23 décembre 2009 à Bangor dans le Maine.

La critique générale de Jean-Michel Pailherey

Il s’agit d’un bon livre. Une recueil de quatre nouvelles, parlant de destin de femmes très fortes, d’hommes pris au piège, de la maladie, de l’Amérique au quotidien, de la vie d’êtres humains comme vous et moi, des tranches de vie.
Tout cela est magnifiquement raconté, un peu moins d’humour que d’habitude, est-ce lié à la traductrice ? je ne suis pas assez calé en anglais pour le dire.
Ce qui m’a surpris, et Stephen King en parle dans la postface, c’est la violence, aussi bien interne des personnes, que de la violence des actes. On entre dans une part sombre de l’homme qui fait peur, et qui n’était pas aussi voyant dans les derniers livres de Stephen King. On se retrouve un peu dans la période Misery, Jessie plutôt que dans le Dome. Chacun choisira.
On a souvent dit, Stephen King auteur de fantastique, ici il prouve que cela n’est pas vrai, comme dans différentes saisons; Stephen King est un auteur multi casquette, il fait du policier, mélangé de littérature et de psychologique, il est je pense depuis quelques temps au panthéon des grands auteurs américains, au même titre qu’un Philip Roth ou d’un Richard Ford, pour parler des auteurs actuels de la même génération.
Bonne lecture à tous.
01 Mars 2012.

NUIT NOIRE ETOILES MORTES
NUIT NOIRE ETOILES MORTES

Les liens à connaitre avant de lire : Nuit noire étoiles mortes.

Lien vers une série d’illustrations du site Cemetery Dance Extras sur Full Dark – No stars. Cela met dans l’ambiance.

Lien officiel de la sortie du roman aux USA, avec interview de Stephen King, ainsi que des animations assez sympa de chaque nouvelle, des avatars à télécharger, ainsi que des fond d’écran… Site officiel à voir.

Vidéo promotionnelle de Full Dark, no stars » aux USA.

Mots clés choisis et en rapport avec « NUIT NOIRE ETOILES MORTES »

Nous vous présentons en quelques mots de vous guider vers des éléments en rapport avec le roman présenté.

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