Dune

Dune

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Présentation de l’éditeur

Il n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers achète à n’importe quel prix. Richesse très convoitée : quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi mystique. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et qui, à la tête des commandos de la mort, changera le cours de l’histoire. Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique ; elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l’espèce. Tout est fécond dans ce programme, y compris ses défaillances. Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l’Empire ?

Biographie de l’auteur


Frank Herbert, l’auteur de Dune, le livre suprême de la S.-F. – comme Le Seigneur des Anneaux pour la fantasy -, est né en 1920 à Tacoma (État de Washington), au nord-ouest des U.S.A. Sa mère est de la région, son père y est venu enfant avant d’y exercer les professions de policier puis d’inspecteur du travail ; de jeunes Indiens chinooks lui apprennent à pêcher dans les rivières voisines. Études de littérature (université de Washington) où il rate tous ses examens mais forme son style à l’école d’Edgar Poe, d’O’Henry et d’Ezra Pound : un idéal d’écriture à la fois concise et précise. Alors il entre dans le journalisme, dont il vivra pendant trente ans ; il se marie (1946) : trois enfants, cinq petits enfants ; tout du patriarche, y compris la barbe fleurie. « La société a plus besoin de généralistes que de spécialistes « , dit-il en se dotant d’une culture encyclopédique (écologie, biologie, génétique, sémantique…). En 1952, il publie sa première nouvelle de S.-F. dans Astounding ; la même année, il  » étudie  » la psychanalyse jungienne – après quoi il devient analyste lui-même pendant deux ans et familier de la psychologie des profondeurs. Premier roman, en 1955 ; la même année, il devient rédacteur en chef du San Francisco Examiner (édition du dimanche). Le triomphe de Dune (1963-1965) puis du Messie de Dune (1969) fait de lui un écrivain à plein temps : en 1972, près de Tacoma, il crée une ferme expérimentale écologique. En 1984 sort le film Dune ; il réagit à la mort de sa femme en se remariant et en partant pour Hawaii où il écrit la Maison des Mères (1985). C’est là qu’il meurt le 11 février 1986.

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1984

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Résumé : De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face. Big Brother vous regarde, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée.

Compléments d’information : Une célèbre contre-utopie contemporaine (1949) qui offre un contraste frappant avec celle de Huxley. Dans ce livre pessimiste et peut-être trop réaliste, la dictature règne en maîtresse de fer avec Big Brother qui contrôle les moindres gestes de l’humanité. Les trois slogans du parti unique donnent une idée de cette farouche vision anticipatrice: « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force ». Très répandue et très lue, elle forme avec l’oeuvre d’Aldous Huxley une sorte d’alternative et se montre très intuitive pour ce qui est d’une certaine portion de l’humanité occidentale de l’Est. — (Services Documentaires Multimédia)

Article : L’origine de 1984 est connue : militant de gauche violemment opposé à la dictature soviétique, George Orwell s’est inspiré de Staline pour en faire son « Big Brother », figure du dictateur absolu et du fonctionnement de l’URSS des années trente pour dépeindre la société totalitaire ultime. Mais Orwell n’oublie pas de souligner que les super-puissances adverses sont elles aussi des dictatures…

Ce qui fait la force du roman, outre son thème, c’est la richesse des personnages, qu’il s’agisse du couple qui se forme, malgré la morale étroite du Parti, ou même du policier en chef qui traque les déviants, ex-opposant lui-même, passé dans les rangs du pouvoir… C’est aussi cette « novlangue », affadie et trompeuse, destinée aux « proles », et ces formules de propagande (« L’ignorance, c’est la force ») scandées par des foules fanatisées et manipulées.

1984 est un livre-phare, apologie de la liberté d’expression contre toutes les dérives, y compris celles des sociétés démocratiques. –(Stéphane Nicot)

Le Meilleur des mondes

Le Meilleur des mondes

Le Meilleur des mondes
Le Meilleur des mondes

Ecrit en 1932, Aldous Huxley imagine une société qui utiliserait la génétique et le clonage pour conditionner et contrôler les individus. La devise planétaire est « Communauté, Identité, Stabilité ». Pour assurer cette devise les naissances sont assurées en flacons, les individus sont clonés et conditionnés à l’état de cellules.

Il existe une hiérarchisation. On destine les personnes à une fonction précise dans une catégorie sociale déterminée à l’avance. On y trouve les Alphas qui sont l’élite. Ce sont les plus intelligents. Ils sont capables de prendre des décisions seuls (mais ne sont tout de même pas indépendants). Les Bêtas, les Gammas, les Deltas et les Epsilons, eux sont destinés aux travaux pénibles. Dés qu’ils sont à l’état de foetus, ils sont conditionnés. Par exemple, on leur donne plus ou moins d’oxygène pour le développement de leurs cerveaux, dans ce sens les Alphas seront beaux et intelligents, tandis que les Epsilons seront laids et idiots. « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes » car ils acceptent et sont heureux ainsi. Leur conditionnement durant leur enfance est fort strict et intensif.

Résumé : Bernard lui est un Alpha, mais il est moins beau que la moyenne et réagit différemment. Son programme génétique aurait échoué car il pense, refuse le soma quand il souffre, et remet en question la société de base. Il est jugé anormal. Lors d’un voyage à la réserve, il rencontre un Sauvage et sa mère (une mère quelle absurdité) qui va amener dans cette société si parfaite à titre d’expérience.

Un livre à vous faire froid dans le dos, surtout lorsqu’on pense qu’il n’a été écrit qu’en 1932. Je le conseille fortement.

Il y aura une suite : « Retour au meilleur des mondes »

Le 5e règne

Le 5e règne – Prix Gérardmer 2003

Le 5e règne
Le 5e règne

Résumé
Ils sont cinq adolescents emmenés par Sean-le-rêveur, des gamins sans histoires ; Ils vivent à Edgecombe, une petite ville de Nouvelle-Angleterre bordée de forêts séculaires. Il ne s’y passe pas grand chose, jusqu’au jour où ils découvrent un vieux livre dans un grenier poussiéreux. La tempête qui éclate alors aurait dû les avertir mais ils n’ont pas écouté ce signe du ciel… Le mal est aussitôt apparu. D’abord les yeux rouges et menaçant tapis dans les recoins sombres de la ville, puis ces hommes au charisme effrayant, semblables à des vampires. Enfin ces enfants qui disparaissent inexorablement et dont on ne retrouve que les corps martyrisés. L’automne se profile, les orages se multiplient tandis que Sean et ses amis cherchent dans le grimoire la solution à la terreur qui s’abat sur Edgecombe.
Biographie de l’auteur
Maxime Williams est né en 1976. Il a grandi au milieu des récits d’aventures avec Tom Sawyer et Stephen King. Il a beaucoup voyagé, notamment aux Etats-Unis, avant de suivre des études de criminologie. Après avoir exercé divers petits boulots, il est devenu libraire le jour pour pouvoir se consacrer à l’écriture la nuit. Le 5e règne est son premier roman.
Son véritable nom est aussi Maxime Chattam

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Frankenstein ou le Prométhée moderne

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Quatrième de couverture
Victor Frankenstein ! C’est l’inventeur, le savant maudit ! A quinze ans, il est témoin d’un violent orage foudre, traînée de feu, destruction d’un chêne… Son destin est tracé. Après des années de labeur, il apprend à maîtriser les éléments ; l’alchimie est pour lui une seconde nature. Bientôt il détient le pouvoir de conférer la vie à la matière inerte. Nuit terrible qui voit la naissance de l’horrible créature faite d’un assemblage de cadavres ! L’oeuvre de Frankenstein. Un monstre ! Repoussant, inachevé mais doté, d’une force surhumaine et conscient de sa solitude. Echappé des ténèbres, il va, dans sa détresse, semer autour de lui crimes et désolation. D’esclave qu’il aurait dû être, il devient alors le maître, harcelant son créateur. Il lui faut une compagne semblable à lui… Pour Frankenstein, l’enfer est à venir…

… ou le Prométhée moderne, indique le titre originel de ce roman de 1817 qui, tout en conservant les ingrédients du fantastique chers au roman noir, introduit un élément scientifique qui en fait, suivant certains auteurs, l’ancêtre moderne de la science-fiction. Il n’empêche que ce récit romantique, écrit par gageure par l’épouse du grand poète anglais, a servi de prototype à un nombre considérable de récits ou de films d’épouvante, où l’on a curieusement donné au monstre innommé le nom de son créateur, le docteur Frankenstein. Un classique. Un dossier d’une trentaine de pages complète cette édition et permet d’en savoir un peu plus sur l’oeuvre et sur l’auteur. —

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L’Étrange cas du docteur Jekyll et M. Hyde

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La première version de Dr. Jekyll et Mr. Hyde terrifia son propre auteur (et son épouse, surtout). Plus long, sans doute, et partiellement autocensuré, écrit en un seul jet et sur trois jours, le texte définitif conserve néanmoins toute la force du rêve qui l’a suscité. Dédoublement de la personnalité, retour du refoulé, instinct de mort, la psychanalyse était encore dans les limbes quand ce fils de clergyman écossais, en 1885, explorait les profondeurs du psychisme avec une audace inouïe. Car il en fallait de l’audace, à cette époque de puritanisme triomphant, pour disséquer ainsi nos pulsions les plus obscures. Érigé au statut de mythe, maintes fois porté à l’écran, simplifié et trahi, Dr. Jekyll exige une relecture attentive : alors se découvre une oeuvre rigoureuse et inspirée, d’une richesse de pensée et d’une modernité absolues. –Scarbo Ce texte se rapporte à l’édition Relié.

Présentation de l’éditeur
« Il me remercia d’un geste souriant, mesura quelques gouttes de la teinture rouge et y ajouta l’une des doses de poudre. La mixture, d’une teinte rougeâtre au début, commença, à mesure que les cristaux se dissolvaient, à foncer en couleur, avec une effervescence notable, et à émettre de petits jets de vapeur.
Tout à coup l’ébullition prit fin et presque en même temps la combinaison devint d’un pourpre violacé, qui se changea de nouveau et plus lentement en un vert glauque. Mon visiteur, qui suivait ces transformations d’un oeil avide, sourit, déposa le verre sur la table, puis se tournant vers moi, me regarda d’un oeil scrutateur. » Ce texte se rapporte à une édition épuisée ou indisponible de ce titre.

Quatrième de couverture
Ce célèbre roman ne se réduit pas à une histoire de double, une parodie de Frankenstein. Qu’est-ce qui se cache derrière la porte ? L’intérieur de notre être, où voisinent le civilisé et le sauvage, l’animalité et l’humain, la mort et la vie? Ou bien un crime secret que nous devrions expier? Les frontières entre le jour et la nuit s’estompent, comme dans le brouillard ou dans la pluie de Londres. La peur s’insinue en nous, notre identité personnelle vacille.

Stevenson multiplie les points de vue, à travers divers récits, dont le dernier, celui du docteur Jekyll, laisse ouverte une question: et si M. Hyde courait encore à travers le monde? Hyde n’est pas seulement le mal que Jekyll a expulsé de lui. C’est plutôt la figure du malheur. Par elle, Stevenson a donné une forme à ses tourments. Par l’art, il a triomphé de ses songes cruels.

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Court roman mi-fantastique, mi science-fiction (1886) qui fait partie des chefs-d’oeuvre de ces domaines et a fourni scénario à de nombreux films.
(Source Amazon)